Dans un contexte où les autorisations d'urbanisme peuvent avoir un impact direct sur les parties communes ou l'environnement immédiat d'une copropriété, la question de l'intérêt à agir du syndic en matière de contentieux de l'urbanisme est cruciale.
Le Cabinet d'Avocat PIASECKI, implanté à Toulon et intervenant en droit public, droit immobilier, droit de l'urbanisme, accompagne les syndicats de copropriétaires dans leurs démarches contentieuses et les copropriétaires notamment fassent aux difficultés rencontrées en urbanisme.
Cet article fait le point sur les règles juridiques encadrant l'action en justice du syndic et sur les précautions à prendre pour assurer la recevabilité d'un recours.
L'article 15 de la loi du 10 juillet 1965, combiné à l'article 18 de cette même loi, pose le principe selon lequel le syndic ne peut agir en justice au nom du syndicat des copropriétaires qu'à condition d'y avoir été autorisé par une délibération de l'assemblée générale. Cette habilitation doit être expresse et préciser tant l'objet que la finalité de l'action contentieuse engagée.
Cette exigence est rappelée par l'article 55 du décret du 17 mars 1967, dans sa version modifiée par le décret n° 2019-650 du 27 juin 2019. Elle vise à encadrer strictement l'initiative contentieuse du syndic, afin de garantir le respect de la volonté des copropriétaires.
Selon le Conseil d'Etat (CE, 9 avril 2025, n° 492236, Syndicat des copropriétaires de la résidence Les Jardins d'Ys), le défaut d'autorisation du syndic ne peut être invoqué que par un ou plusieurs copropriétaires. Ainsi, cette irrégularité ne peut être soulevée ni par l'administration, ni par un tiers au litige. Cette restriction vise à protéger le fonctionnement interne de la copropriété tout en évitant des recours dilatoires ou stratégiques de la part de tiers.
Avant toute action en contentieux de l'urbanisme, il est donc essentiel que l'assemblée générale des copropriétaires statue formellement sur l'opportunité d'agir et sur les termes de l'habilitation du syndic. Une décision mal formulée ou imprécise pourrait entraîner l'irrecevabilité du recours, avec des conséquences potentiellement dommageables pour la copropriété.
Le contentieux de l'urbanisme requiert une grande rigueur juridique, notamment lorsqu'il implique un syndic de copropriété. Le Cabinet d'Avocat PIASECKI met son expertise au service des copropriétés et de leurs syndics pour sécuriser les démarches contentieuses et défendre efficacement leurs intérêts.
Pour toute question ou pour envisager une action, contactez le Cabinet d'Avocat PIASECKI présent à la SEYNE SUR MER, proche de Toulon :